13 août 2008
des photos
Emouvantes d'une maman avec une cicatrice....
http://www.flickr.com/photos/ericpayette/sets/286195/show/
Edit du 14 aout :
Et pour les courageuses, voici le lien d'une cesa en direct. Attention, c'est pas du disney, c'est très technique, livrée sans tabous aucun : juste un césa et c'est ce qui n'est jamais montré...
http://www.youtube.com/watch?v=u5oPZe5hbco
12 août 2008
Episiotomie
Je fais le relai :)
un copié/collé de leur page!! :
Tout ce que vous n'auriez peut-être jamais voulu savoir sur l'épisiotomie...
et qu'on ne vous montrera jamais en séance de préparation à l'accouchement.
Pour un futur projet, Déchaînées.com a besoin de vous : il s'agit de nous envoyer des photographies d'épisiotomies, tout juste faites (pas suturées), à peine suturées, quelques jours plus tard, infectées, dont les points on lâché, bref, tout ce que la réalité de ce geste mutilatoire peut amener de plus moche.
Nous réaliserons une vidéo qui sera diffusée, comme nos autres productions, sur Youtube, Dailymotion et sur le site Dechainees.com.
Notre but ? Opposer ces images crues au discours très banalisant sur le sujet et faire comprendre aux professionnels que se fixer un objectif de 30% est insuffisant quand on sait que les indications médicales la justifiant restent le "périnée court" et la souffrance foetale aigüe et que l'OMS parle d'un taux acceptable de 10%.
En 2003, nous en étions à 47% d'épisiotomies en France (contre 6% en Suède), dont 68% pour les primipares (femmes qui ont leur premier bébé) et 31% pour les multipares. Nous sommes dans le flou complet pour ce qui est des chiffres actuels. 30% d'épisiotomies, ça veut dire, si on garde le même ratio, que 42% des femmes auront encore le sexe coupé lors de la naissance de leur premier enfant. C'est inadmissible !
Femmes, il faut refuser l'épisiotomie quand elle n'est pas jusfifiée ! C'est un geste chirugical grave.
Aujourd'hui, quand il n'est pas pratiqué de façon systématique, il est tout de même effectué en routine (1 épisiotomie toutes les 2 minutes !)...
Vous en doutez ? Faites le calcul : 816 500 naissances en 2007 auxquelles on retranche 20% de césariennes. On arrive à 653 200 accouchements par voie basse, donc 307 004 épisiotomies (47%) par an (841/jour, 35/heure).
Pratiquer un taux de 10%, jugé acceptable par l'OMS, nous aurait permis de soustraire à cette barbarie 254 748 sexes de femmes françaises en 2007 !
Il faut agir !
N'attendez pas que les professionnels comprennent par eux-même à quel point c'est important. Vous êtes les premières concernées ! Dites NON et montrez l'inmontrable...
Exposez vos sexes mutilés comme un acte militant. De préférence sous un angle permettant de bien voir qu'il s'agit de votre sexe (les trop gros plans montrent une plaie, pas un sexe).
Attention, c'est impressionnant : voici la photo qui précédera les vôtres.
Protégez votre sexe, celui de vos amies et celui de vos filles. Aidez-nous à lutter contre l'idée d'une épisiotomie bénigne, d'une petite incision qui n'est pas très douloureuse (ou dont la douleur passe très vite), sans effets négatifs sur votre sexualité (outre ceux que vous créez vous-même parce que vous faites une fixette sur cette petite cicatrice).
Faites savoir aux autres que non, contrairement à ce qu'on va leur dire pour les préparer à accepter ce geste, ce n'est pas une banale petite incision et qu'on ne la vit pas forcément bien.
Anonymat garanti. Un avertissement sera associé à la vidéo qui ne sera pas directement accessible à un enfant (on peut mettre une censure sur Youtube).
Je compte sur vous, osez...
Selina Kyle
11 août 2008
La Ste cLaire
c'est aujourd'hui!! On va penser à des choses plus légères quand même!!! Ste Claire c'est la patronne des brodeuses (oui oui), des aveugles et de la télévision (depuis 1958). J'ai toujours beaucoup aimé le personnage de Ste CLaire d'Assise, de son veou de pauvreté pour lequel elle s'est battue...
Donc pour fêter ...ma fête voilà un code réduction de 5 euros (pour 30 eurs d'achat et plus) sur toute la boutique avec le code clairette.
une qualité et un défaut des claire selon ce site :
Qualité
Si vous confiez une tâche quelconque à Claire, vous pouvez être tranquille : elle s'en acquittera de la façon la plus consciencieuse. La difficulté ne la rebute pas. La patience, elle en a à revendre. Elle est précise, méticuleuse, méthodique. Son sens de la réalité est bien développé.
On peut toujours demander de l'aide à Claire. Elle est gentille et serviable. Elle ne demandera rien en échange de ses services rendus ; les louanges ou même les remerciements la mettront dans l'embarras. Cela est dû à son penchant pour l'effacement.
Claire inspire invariablement la confiance aux autres, et c'est là un de ses atouts majeurs de réussite. Il n'existe pas la moindre trace de duplicité dans son comportement. Elle attire en général des confidences et sait les garder. On est toujours bien avisé de prendre ses conseils qui sont dictés par son solide bon sens.
Défaut
Claire peut être tout ce qu'on veut, sauf fantaisiste. La voie de l'orthodoxie est pour elle la voie royale ; hors de cette voie, point de salut. Elle ne se sent bien dans son élément que si les choses se passent suivant les normes traditionnelles. Tout ce qui fait une entorse aux conventions l'inquiète et menace son bien-être. Bien que foncièrement bonne et détestant l'injustice, elle tient en horreur révolutions et luttes sociales. => hé mais nan, c'est faux!! RE-vo-lu-tion au contraire!! Tout changement, quel qu'il soit, est un mal à ses yeux. => c'est même pas vrai ça!!!
Nous trouvons donc une femme solidement ancrée dans ses habitudes et ses préjugés. Le monde étant en constante évolution, le trait le plus frappant de son psychisme est la réaction de rejet et de condamnation des transformations inévitables. C'est là le drame de Claire. Elle ne connaîtra pas le bonheur tant qu'elle n'aura pas appris à évoluer elle-même. => foutaises
moralité, faut lire des âneries pareilles :)!!!
bonne journée!
09 août 2008
le jour où elle est un peu morte
le jour où elle est un peu morte
Elle se coucha ce soir là, inquiète. Un peu. Enfin comme tous les soirs depuis un mois. A vrai dire, ils trouvent tous que c'est un problème, et elle ne comprend pas trop comment c'est arrivé, pourquoi. Enfin c'est la vie : son bébé a décidé de s'installer en siège.
Sa sage-femme l'a abandonnée. Elle le vit comme ça en tout cas. Elle n'appelle pas, de toute façon, qu'est ce qu'elle pourrait bien faire? Elle se dit qu'elle est perdue, elle se sent seule, à batailler pour se protéger. elle a tenté acupuncture, ostéopathie même une version par manœuvre externe, tant redoutée... mais bébé tient à sa position.
A l'hôpital, il a voulu inscrire une date pour la naissance de son enfant. Par césarienne. Mais cette fois-ci, elle a dit non. Elle a dit qu'elle ne voulait pas, qu'il y avait d'autres solutions, que si son premier bébé était né par césarienne, ce n'était pas son corps qui était en cause et elle avait su mettre au monde deux autres bébés. Non, il ne voulait rien savoir, statistiquement, c'était risqué. Les statistiques, elle s'en fichait pas mal, puisque statistiquement elle n'aurait jamais du avoir 2 bébés en siège sur 4.
Et lui, il a arrondi les angles en proposant une échographie pour voir. Elle était d'accord, après tout elle gagnait du temps, du temps de grossesse -c'est précieux pour elle- du temps pour que ce petit bébé se retourne enfin et que la sage-femme puisse venir l'assister à la maison. A l'écho, il dit que le bébé est petit -elle le sait bien que sa fille est fine, elle l'a bien deviné- que sa tête est bien fléchie. Elle sourit, et ils retournent dans son cabinet. il s'assoit et conclut, que non quand même, lui il ne veut pas et ce sera césarienne ici. Elle entend parler de 4e naissance et d'hémorragie, d'un antécédent de césarienne, d’une cicatrice, d'un bassin vaguement asymétrique...
Et voilà, ce corps qu'elle déteste, va encore lui poser un problème. Elle réplique que son utérus, malgré la cicatrice a supporté les hormones de synthèse et des forceps sans broncher, 21 mois après une césarienne. Et intérieurement elle hurle que ça suffit de couper son corps et son intimité comme ça. Mais rien n'y fait.
Elle reste bouche bée, lasse. Et temporise -gagner du temps, il faut gagner du temps- et dit qu'elle va en parler à son mari : arriver à dilatation complète c'est sa seule chance de ne pas revivre cette horreur. Ca fait 6 ans, et les sensations sont toujours là : attachée à la table d'opération, les bras en croix elle se souvient n'avoir pas eu mal mais avoir tout senti "c'est ça madame un accouchement" lui avait dit l'anesthésiste. Après, bien après, elle avait compris, serrant dans ses bras une petite princesse née comme une fleur, ce que c'était que de mettre au monde un bébé. Et ce n'était pas ça. Une naissance ça n'était pas les mains du chirurgien fouillant ses entrailles pour arracher ce petit être précieux qu'elle avait caressé, appelé des mains et attendu 9 mois. Elle soupira la gorge serrée en repensant à cette naissance. Et ce soir là, elle se coucha. tendue, la main sur le ventre se convaincant que ce bébé arriverait vite, et saurait bien le surprendre l'autre à l'hôpital.
Et à 5 h, une contraction la réveille. Elle sourit et guette la suivante. Elles sont douces et irrégulières pourtant c'est le moment elle le sait. Les aînés partent avec leur grand-mère pour la journée. Elle décide d'une grande promenade dans le vent glacé du bord de mer, pour faire avancer le travail. Elle y croit fort mais les contractions ne s'enchaînent pas comme il faudrait. Autour d'elle on s'inquiète "tu ne devrais pas rester comme ça". Elle appelle sa sage-femme, espérant qu'elle lui propose une visite. Elle lui explique ce qui se passe, demande de l'homéopathie pour accélérer les choses. Et la sage femme lui dit qu'il faut se donner une limite, que si cette naissance n'est pas brillante, c'est que tout n'est pas normal.
Et ça y est, elle est gagnée par la peur. Il est à ses côtés, mais inquiet, ses grands parents aussi. Tout le monde a peur. Elle se sent seule. Alors il va falloir aller à l'hôpital. Elle sait bien que la naissance n'est pas pour dans une heure, ni pour deux, elle sait qu'elle risque de se jeter dans la gueule du loup, mais elle espère quand même ...
Elle prétexte une course pour ne pas y aller tout de suite, prend ses granules. Elle aimerait bien rentrer chez elle -ils pourraient mentir après tout et dire aux autres que c'était un faux travail- mais lui, il a peur. Il ne voudrait pas être tenu responsable de quoi que ce soit peut-être. Alors il la conduit.
Manifestement, elle est attendue. Un examen rapide confirme le début du travail. Son collègue arrive "bon et bien madame, on vous prépare pour le bloc". Elle est choquée, elle refuse, elle dit qu'elle souhaite tenter une épreuve du travail. Il répond sèchement "ha non, moi je ne vous accouche pas, je ne prends pas de risques c'est une césa". Sans se démonter, elle demande une heure. Une heure à son bourreau. S'accrochant à un tout petit espoir, une grosse contraction, une poche qui se rompt, en une heure c'est possible. Elle chuchote à son bébé entre 2 granules qu'il faut y aller là, qu'elle ne veut pas qu'ils vivent ça.
Elle le regarde, il râle mais il a l'air de celui qui accepte la fatalité. Elle propose d'appeler la maternité dans l'autre ville, un médecin lui avait dit qu'il "l'accoucherait en siège, s'il était de garde". Mais son regard est vide. Il ne veut pas se battre, même pas pour elle, même pas pour leur bébé. Il sort faire des papiers -elle n'a toujours pas donné son accord. et l'autre arrive, il a fini sa garde, mais vient. Il l'agresse, avec des mots durs, ne comprenant pas pour quoi elle veut cette heure. Cette dernière heure de grossesse, celle que les autres vivent en poussant, en accompagnant leur bébé. Et il gâche ce moment doux pendant lequel elle caressait ce ventre rond en parlant tout bas. Ce ventre qu'elle entourait chaque nuit de ses mains, effleurant les bosses, appelant son petit. Il vient lui demander pourquoi, et quand est ce qu'elle pense pouvoir digérer ça, qu'il faut statuer, que ça ne rime à rien. Et il s'en va, la laissant brisée. La sage femme, son mari... ses soutiens l'abandonnent et la voilà seule, toute seule, fragile, à moitié nue dans une minuscule salle impersonnelle. Elle finira par répondre "je n'ai pas le choix" à la question "vous êtes prête?" comment pourrait-elle être prête à revivre la pire chose qu'elle ait jamais vécue de toute sa vie? Elle s'en veut encore de n'avoir pas su protéger son premier bébé, et voilà qu'encore une fois, elle se sent faillir, comment trouver la force? Et elle pleure, elle ne parle plus, à personne, ne voit plus personne. Il est revenu auprès d'elle. Et lui avoue qu'il ne veut pas l'accompagner au bloc, qu'il ne s'en sent pas la force. Elle ne peut même plus lui parler, mais elle voudrait lui crier que lui, il peut ne pas y aller au bloc, qu'il peut choisir même de ne rien regarder, de tourner les yeux. C'est facile pour lui.
Mais rien ne sort.
Elle ne répond à aucune des questions "ça va? vous allez voir votre bébé, tout va bien se passer, ne pleurez pas... Elle est rasée, désinfectée, charlotisée, unrinairement sondée -et sans attendre la rachianesthésie s'il vous plaît, c'est mieux quand ça fait mal sans doute. Pour achever le travail, on va lui enlever son piercing de nez.
Qui est-elle? Elle ne sait plus. Elle entend, « on y va ». Et elle, elle s'en va. Elle se sauve de ce corps qu'on va encore ouvrir. Elle ne veut rien sentir. Elle veut partir, parce que c'est trop difficile. Elle sent bien qu'elle pourrait vraiment partir et laisser tout ça là. Elle a oublié son bébé qui allait arriver, elle a oublié les grands qui l'attendent. Elle a oublié l'Homme qui l'attend dans le couloir, et tous ceux qui l'aiment. Elle veut être ailleurs.
Elle veut mourir. Son bébé va naître et elle, elle voudrait mourir....
Mais un pleur la fait revenir. Sa petite fille hurle de colère, leur colère. Elle voudrait tellement pouvoir la prendre dans ses bras, l'apaiser de son sein, mais ses bras son ficelés, piqués, son ventre est ouvert. Un bisou et la voilà seule avec elle même. Les voilà deux, séparées. violemment. L'une avec son papa pour les soins, et elle, là. Dans le froid.
Leur première nuit sera pénible et douce à la fois. Pénible des visites de l'infirmière toutes les 2 heures, pour lui appuyer sur le ventre -pour bien faire souffrir ce corps déjà meurtri pour elle c'est juste encore de la maltraitance- et douce comme une nuit avec un bébé tout neuf. Mais elle est mère, et ce corps devra se taire, pour donner amour, lait et tendresse à sa petite fille. Et aux grands qui ne sont pas si grands que ça.
La petite fille a presque 2 ans, elle est belle et douce. Un amour. Et sa maman revit presque chaque jour cette violence. Elle ne se reconnaît plus vraiment dans le miroir. Elle n'a pas trouvé le moyen de vraiment parler de tout ça depuis (sauf en parlant d'elle à la 3e personne, sinon, elle n'y arrive pas;)). Elle a réussi à lui dire à l'Homme qu'elle aurait voulu mourir et il lui en a voulu. Il ne comprend pas, comme les autres, pourquoi elle se sent si meurtrie. Et elle se sent toujours aussi seule.
Les mêmes phrases résonnent "on ne vous accouche pas, c'est une césa" et le filme repasse sans qu'elle puisse l'arrêter. Elle ne veut plus voir de médecin ou même l'esthéticienne, elle ne veut plus qu'on la voie nue, ni qu'il touche son ventre ou la masse. Et elle, elle s'endort toujours la main sur le ventre...
06 août 2008
des fraises pour l'été :)
J'adooooore les fraises ;) et Hermance aussi!!!
J'adore sa bouille le matin quand elle trouve une nouvelle couche! et ce matin elle en a trouvé 2, une gariguette et une toute douce (évolutive) en polaire!!
05 août 2008
histoire d'allaitement
Au moment de la grande tétée, l'automne dernier (souvenez vous des l'articles de Libé : Une Grande Tétée pour les entêtées de l'allaitement - http://www.liberation.fr/vous/sante/212313.FR.php et ROTMAN C. : Ce sacro-sein allaitement - http://www.liberation.fr/vous/sante/220230.FR.php), un débat passionnel avait pris feu sur divers blogs.
Je ne vais pas les citer, je pense que celles qui connaissent un peu la blogosphère sauront certainement quels blogs engagés auront fait la promotion de cette grande tétée. Les échanges avaient été parfois agressifs, les unes taxant les autres d'intolérances, ces dernières accusant de culpabiliser celles-ci etc....
Je voudrais juste faire passer une lettre du Dr Marc PILLIOT, Président de la CoFAM (Clinique Saint Jean de Roubaix, Label international "Ami des Bébés"). Il reprend point par point les "critiques" de la journaliste de Libé, donne des explications claires sur l'allaitement, le court le long, le choix du sein ou du biberon, j'ai beaucoup aimé son ton net, la prise de parti pour l'allaitement est claire mais le fond est le respect profond du choix de la mère, du père et du couple. Il a une vision éclairée d'une grossesse et d'un accouchement sur-médicalisé qui court-circuite ce que toute femme sait faire, au fond d'elle. Bref allez lire cette lettre!!!
un pauvre bébé de 6 mois, complètement allaité, regardez cet oeil terne, ces joues creuses et ses pauvres cuisses maigrichonnes...
***petits morceaux choisis :
spéciale dédicace au Dr R... :), président désigné de psy sans frontières (organisation mondiale pour le combat contre l'inceste de l'allaitement maternel, donnez des sous pour l'envoyer en centr'afrique si'ou plaît!!! voilà ce qu'il dit ce monsieur dans l'Express du 09 octobre 2003 : "Un sein qui allaite n'est pas un sein sexué. Lorsque la maman recommence à avoir des relations sexuelles - le plus tôt est le mieux (Ah??? sans commentaires) - elle ne peut pas allaiter et se faire caresser un sein : ça ne se partage pas, un sein (non c'est vrai, mes seins ils M'appartiennt à MOI et j'en fais ce que J'en veux, nan mais ho). Je suis en plein combat avec mes consoeurs Edwige Antier et Christiane Olivier, qui tiennent des propos bizarres (alors là, je crois qu'il vaut mieux en rire :)): il faut allaiter son bébé jusqu'à 1 an. Moi, je crois qu'au 3ème mois on peut le mettre à la crèche et reprendre le travail (allez zou!!). Et lorsque je vois un garçon de 4 ans téter encore sa mère, je le signale au juge (bon monsieur R, là il faut vraiment agir dans le tiers monde, vraiment, il y a 2 bon tiers de la planète à corriger).
Quand un gosse touche les seins de sa mère, elle doit lui dire : «Non, laisse-moi. Ce sont nos jouets à nous, ton papa et moi. Toi, tu as ta voiture.» Ha là désolée, mes seins m'appartiennt et pas au papa, ne sont pas des jouets, ils font partie de ma personne, de mon corps, ce ne sont pas des choses pour jouer. comment voulez vous que ce petit garçon respecte la poitrine de la femme si on lui fait croire que ce sont des jouets. Quand une femme refuse un contact, elle refuse qu'on touche son corps et il n'est pas un jouet monsieur R. Des seins, et poussons plus loin, le sexe ne sont pas des choses comme une voiture??? Et il faut arrêter avec cette culpabilisation biologique, immunologique, etc. Quand une femme refuse d'allaiter, on doit la respecter. Alors là bien d'acc' avec vous mais c'est valable dans les 2 sens... ****** réponse de M Pilliot à M R. ICI
Revenons en à M Pilliot, quand même :) donc je dédicace ce petit extrait à M R. [...] Du côté de l’enfant, celui-ci est devenu « produit de consommation » : le nouveau-né doit arriver quand on le souhaite, il doit être « conforme » ; il peut être gênant et il faut donc le contrôler, le cadrer, le dresser. Notre culture de séparation vient ajouter de la confusion. Sous prétexte que l’enfant doit vite être autonome, les jeunes parents subissent de nombreuses pressions familiales, sociales, voire médicales : ne pas trop le prendre dans les bras, le coucher rapidement hors de la chambre des parents, le mettre à la crèche à 2 mois et à l’école à 2 ans. Certains « psy » vont jusqu’à culpabiliser les mères lorsque l’allaitement se prolonge au-delà de 2-3 mois, alors que les études montrent que l’enfant est plus serein et plus autonome lorsque l’allaitement a duré longtemps. On oublie que pour se détacher, il faut d’abord avoir été « attaché ». [...]
[...]« Accompagner », c’est respecter les émotions de l’autre, c’est valoriser ses ressources et ses initiatives, c’est « rejoindre l’autre plutôt que de convaincre ». Les professionnels sont trop formés à agir. Il leur faut apprendre aussi à écouter, à observer, à « agir les mains dans le dos ».[...]



